Voyager aux Maldives avec un petit budget : récit d'expérience


19 février 2019, Himmafushi, Maldives

1200 îles et 26 atolls forment la république des Maldives situées au milieu de l'océan indien : une eau chaude et turquoise, un paysage carte postale comme on en rêve. Je ne pensais pas y mettre les pieds un jour pour tout vous dire mais si j'ai bien appris quelque chose dans la vie, c'est qu'il ne faut jamais dire jamais. Ma maman y est allée il y a 30 ans et je peux clairement dire que ce voyage l'a marquée à vie. Depuis petite, j'ai donc été bercée par le récit de ses doux souvenirs et les anecdotes de ce périple. 


Cependant, je me doutais bien qu'en 30 ans, le décor avait bien évolué et je n'avais pas très envie de promouvoir les Resorts et de cautionner un tourisme axé sur la consommation accrue (un touriste consomme 7,2 kg de déchets en moyenne/jour contre 2,8 kg pour un habitant de Malé, selon Wikipedia). Et lorsqu'on a goûté au voyage sac à dos, il est difficile de repasser dans un style de voyage plus sédentaire. De plus, les prix des hôtels sur pilotis sont démesurés et je ne voyais pas l'intérêt de se retrouver que entre touristes (avis personnel). Après avoir voyagé au Sri Lanka où le coût de la vie est très bas, je vous laisse imaginer le contraste fulgurant. C'est pour cela que nous avons décidé de suivre nos convictions et de tester l'immersion sur une île locale.

Voyage indépendant 

Jusqu'en 2009, une ségrégation extrême entre étrangers et autochtones était alors pratiquée. Seule la capitale Malé était accessible pour une personne non-musulmane. Le voyage indépendant est donc très récent. Désormais, les voyageurs peuvent voyager aux Maldives de leur propre chef sans devoir passer par une agence de voyage ou rester dans un resort. L'accès aux îles habitées est désormais autorisé ainsi que le fait de dormir chez l'habitant. 

La préparation du voyage 

  • Déplacement et avion : nous avons acheté nos billets d'avion Colombo (Sri Lanka) -> Malé (Maldives) aller/retour 2 mois à l'avance et cela nous est revenu à CHF 300.-/personne. Il est possible d'avoir des billets autour de CHF 200.- depuis cette même destination à l'avance.
  • Trouver son île : aux Maldives, il y a des îles dédiées aux touristes (îles hôtels), des îles locales, des îles mixtes, (et même des îles prisons, des îles militaires) etc... Pas évident de s'y retrouver sur Google Map ! Ce qui était important pour nous, c'était que l'île soit proche de la capitale, qu'il y ait des liaisons de bateau fréquentes et qu'on puisse loger sur une île locale. Le choix s'est porté sur l'île d'Himmafushi
  • Trouver son logement : Une fois l'île trouvée, le choix d'hébergement se fait assez vite puisque l'offre y est restreinte. J'ai trouvé que la maison d'hôte de Bito, Bito's guesthouse, offre un bon rapport qualité/prix, nous avons payé CHF 171.- pour 4 nuits, petit-déjeuner compris et taxes incluses (attention les taxes sont très élevées) pour 2 personnes. 
  • Argent : nous avons retiré la quasi totalité de notre "budget voyage" à l'aéroport (devise : rufyah).  Himmafushi ne dispose pas de distributeurs ATM. Certains restaurants prennent la carte de crédit mais ne comptez pas trop là-dessus. 
  • Pas de visa requis pour les Suisses. 

Sur place (cohabitation avec les habitants, religion et nourriture) 

La religion de ce pays étant l'islam, avec la charia en vigueur, nous avons dû nous accoutumer à la culture et respectez certaines règles. Par exemple, il est interdit de se balader en maillot de bain en dehors de la plage prévue à cet effet ou encore, il est interdit de boire de l'alcool sur l'île. 

Lorsque nous sommes arrivés à Malé, nous avons eu une petite journée sur place en attendant notre bateau. Nous étions chargés par nos sacs à dos et nous nous sommes assis sur une place publique. Des hommes sont venus nous parler, la discussion était détendue et amicale. Nous avons ensuite pris le slow-boat (le plus lent et le moins cher : 2 $ et le trajet dure 1 heure) aux côtés des autochtones. Certes, le contact n'est pas aussi "facile" que dans d'autres pays asiatiques mais au vu du passé touristique du pays, c'est compréhensible. 

Au débarcadère, un délégué de la maison d'hôte est venu nous chercher en voiturette de golf, on nous a ensuite fait visiter l'île. Il y a une jolie école maternelle et une école primaire à côté. Il y a également un centre de désintoxication (l'héroïne apportée par le tourisme fait rage et les habitants de la capitale viennent s'y faire soigner). Une prison pour adultes se trouve à l'extrémité de l'île et a même donné son nom au fameux spot de surf "Jail break". La vue est plutôt sympathique de cet endroit en plus.

Une école sur Himmafushi

Le petit jardin de la maison d'hôte
Dans les ruelles de l'île, les femmes et les hommes se tiennent séparés et lorsque nous leur adressons un "hello", on nous répond de même. Nous avons même assisté à un match de football entre deux équipes d'îles voisines sous le regard amusé des enfants du village.


Notre guesthouse était située entre deux mosquées et j'avoue que vu la superficie de l'île, il était compliqué de dormir à poings fermés, car nous nous faisions réveiller à l'heure de la prière (5h).

La nourriture 

L'île d'Himmafushi dispose de 2-3 restaurants et un repas coûte entre 5 $ et 15 $. Sur les 5 jours de voyage, nous avons alterné entre 2 restaurants et une sandwicherie. Vous pouvez y manger du poisson, des brochettes de viande, du riz, des nouilles et aussi des plats plus "occidentaux". 


Activités  

Baignade et farniente

Bikini beach d'Himmafushi
Nous nous sommes bien évidemment baignés dès notre arrivée ! La bikini beach d'Himmafushi est jolie et offre un superbe spot pour de somptueux couchers de soleil (voir la photo de couverture de cet article). Il y a quelques transat à disposition. Malheureusement, le snorkelling depuis la plage est très pauvre car les coraux sont quasiment tous morts en lien avec le réchauffement climatique... En parlant d'écologie, j'ai passé une après-midi complète à ramasser des déchets apportés par le courant de l'eau. Evidemment, les déchets aux Maldives sont bel et bien une réalité.

Le Surf 

Si tu aimes le surf, Himmafushi est faite pour toi. Mon chéri et moi n'en avons pas fait mais il paraît qu'il y a de très belles vagues dont le fameux "Jail break".

Le Yoga


Si vous êtes un ou une yogi comme moi, alors je vous conseille d'aller pratiquer au Surf Yoga and retreat, qui est également une jolie maison d'hôte avec une ambiance très sympa. En général, il y a un cours le matin à 6h30 ou le soir à 18h30. Le cours à l'unité coûte environ 10$. 

La plongée & snorkelling (masque et tuba)


Si vous voulez plonger aux Maldives, renseignez-vous bien au préalable sur les meilleurs spots. J'ai offert une plongée à mon chéri mais il n'a pas été complètement emballé par celle-ci. Comme je vous disais plus haut, l'état des coraux et de la faune sous-marine est dégradée à certains endroits. Notre sortie Snorkelling où nous avons vu une vingtaine de raies et une multitude d'autres poissons, valait beaucoup plus la peine. Le petit bonus a été de voir des dauphins. Une plongée à Himmafushi coûte entre 50$-60$ (rajouter 15$ pour l'équipement) et le snorkelling dépend de où vous allez. Nous avons négocié le prix à 30 $ par personne (bateau + équipement inclus).



Voilà cet article est terminé, j'espère qu'il vous donnera un bon aperçu de comment on peut voyager en indépendant aux Maldives et bon voyage à vous ! 



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