dimanche 4 février 2018

Carnet de voyage n°34 : Penang Hill et le racket en plein centre commercial


19.02.2017, George Town, Malaisie

Aujourd'hui, nous décidons de prendre l'air en dehors de George Town. Nicole, notre hôte nous a parlé d'une ballade à faire près de "Penang Hill", une attraction touristique qui donne un point de vue sur toute la ville.
Toutefois, arrivés sur place, il faut attendre une heure pour pouvoir espérer monter dans le funiculaire. Alors, nous suivons les conseils de Nicole et nous cherchons le chemin qui permet de monter à pied. Il fait super chaud et la pente est très raide. Mais la ballade vaut la peine. Evidemment, nous avons pris de l'eau avec nous mais il devient compliqué de mettre un pied devant l'autre au bout d'un 1km et demi de montée.

Nous croisons un monsieur qui fait un feu, nous échangeons deux-trois mots avec lui et il nous indique le chemin pour continuer. Nous passons devant un petit autel bouddhiste et l'atmosphère y est reposante.


Les papillons nous escortent le long de la ballade au milieu de la végétation.


Dans l'article précédent, je vous parlais du centre historique de George Town, avec ses différents édifices religieux et ses beaux bâtiments mais cette ville ne se résume pas qu'à cela.


Après la ballade en forêt, nous voulons justement rejoindre le centre-ville afin de nous mêler à l'agitation et accessoirement, faire des petites courses. Nous y sommes déjà passés le jour où nous sommes arrivés à George Town, et je dois avouer que l'ambiance y est particulière. Il y a énormément de mendiants devant l'entrée et à la fois, vous êtes confrontés à la réalité de la surconsommation avec des affiches de marques célèbres en format géant. Faire face aux deux extrêmes m'a beaucoup touchée. 

Source image : 1st avenue Mall
Lors du trajet retour Penang Hill - centre ville, une femme, la trentaine d'année, typée européenne, nous accoste en anglais. Elle nous demande d'où on vient et elle affirme avoir un parent Suisse, de Zürich précisément. Son fils âgé de 7 ans l'accompagne, un bras dans le plâtre. L'enfant réclame à manger en allemand. Elle m'explique qu'il a eu un accident en Thaïlande et qu'elle a dû débourser beaucoup d'argent pour ses frais. De plus, sa carte de crédit serait actuellement bloquée et ce, jusqu'au lendemain car la banque est fermée ce jour. Il est vrai que nous sommes dimanche et seuls les centres commerciaux sont ouverts.

Nous descendons du bus à l'arrêt "Komtar". Komtar, c'est un gratte-ciel mesurant 232 mètres pour 65 étages. A côté de Komtar se trouvent justement les centres-commerciaux dont je parle plus haut.
Source image : Travelguide.easybook.com
Lorsque nous prenons congé de cette femme, elle nous rattrape et nous demande de l'argent pour manger. Malheureusement, nous avons pas grand chose sur nous. Nous lui expliquons qu'il faudrait qu'on retire ou sinon nous pouvons lui céder 10 $ US, qu'elle pourrait changer en ringgit (monnaie locale).
La dame est d'accord puis, rajoute qu'elle a besoin de serviettes hygiéniques et qu'il lui faut en fait 50 $ US. Nous lui disons que nous avons nous-mêmes un budget à tenir à cause du vol subi au Laos. La dame commence à s'énerver et à devenir odieuse avec nous. Elle veut nous prendre par les sentiments en parlant de son fils. Nous décidons de couper court. Nous lui donnons 10 $ US et nous partons avec un goût d'amertume.

Nous avons vraiment l'impression d'avoir subi un racket, peut-être nous sommes nous laissé assagir par l'histoire qu'elle nous a conté et par le fait qu'elle disait être suisse ? Ou peut-être, que tout son histoire était vraie et qu'elle était paniquée... Toutefois, je ne pense pas que cela donne le droit d'agresser les autres personnes. Tout compte fait, j'aurai préféré donner ces 10 $ à une personne locale plutôt qu'à elle car elle n'a éprouvé aucune reconnaissance.

Toute cette histoire pour me ramener à un fait : quoi qu'il arrive et ça, dans le monde entier, il y aura toujours des personnes avec le coeur sur la main comme il y aura toujours les pires escrocs. Je pense qu'il est important de rester ouvert au contact malgré tout et ne pas hésiter à dire non lorsque vous n'avez pas le feeling. Je pense que le voyage permet d'affuter son intuition et d'être à l'écoute de son corps et ses émotions.

Les articles publiés sont basés sur des ressentis et ne constituent pas un "guide routard" pour l'Asie du Sud-est. Tout ce que vous pouvez lire est issu de mes notes manuscrites que j'ai gribouillé lorsque j'avais un peu de temps, notamment dans les transports en communs asiatiques. Les écrits appartiennent à l'auteure et toute reproduction est formellement interdite.

4 commentaires:

  1. Incroyable de tomber sur des étrangers qui se permettent de grappiller des sous et être agressifs en plus de tout cela. C'était surment une escroc.
    Heureusement qu'il y a plus de bon que de mauvais

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    1. Merci d'être venu lire mon article :) Oui en effet c'était une escroc ! Selon les différents retours de voyageurs, il s'agirait d'européens qui racket les touristes...

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  2. Hello ! Je viens de tomber sur votre article ! Nous sommes aussi allés à George Town en Juillet et nous avons rencontré la même dame et son fils. Ce sont des spammers, ils vivent du racket des gens et te prennent par les sentiments en faisant en sorte que tu t'identifie à eux ! (Européens!) on bossait dans un restau elle nous a demandé de la bouffe gratuite pour son fils et à fini par nous demander 50€ ! puis elle est parti limite vénère quand on a dit qu'on allait appeler le responsable ! La prochaine fois ne vous faites pas avoir ;) Et bonne continuation

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    1. Merci d'être passé sur le blog ! Votre expérience confirme mes ressentis et on ne se fera plus avoir effectivement !

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