mercredi 13 décembre 2017

Comment le voyage m'a permis de lâcher prise

Photo : Didier Guyaz

Le 13 décembre
 2017,

Si vous lisez les carnets de voyage en Asie dans la rubrique "Travel", vous pouvez voir que mon blog me permet d'écrire sur les voyages que j'ai entrepris et mes apprentissages. Toutefois, j'ai beau avoir été au fin fond de l'Asie, cela n'a été qu'un prétexte pour me rencontrer. Je pense avoir eu besoin de partir pour me connaître, sortir de mon confort, tester mes limites, apprendre qui je suis et quelles sont mes valeurs. 
Il y a peu de temps, j'ai compris que la seule personne avec laquelle j'allais passer le reste de ma vie, c'est MOI. Malheureusement, empreints par les tracas quotidiens, il arrive que l'on passe toute une vie à se délaisser et à ne pas prendre soin de soi. Si je me permets de vous l'écrire, c'est parce que je suis la première à me questionner sur le sens que je veux donner à ma vie.

L'être humain est un être en constante quête de sens. Ces questionnements sont liés à la société dans laquelle nous vivons et les normes qui en résultent. Nous nous questionnons pour savoir si nous sommes à la bonne place, au bon moment, avec la bonne personne ou avec le bon travail. Il n'y a pas de mal à ça, mais le risque est de passer à côté de ce que l'on veut vraiment ou de ne pas se poser la question : suis-je HEUREUX ?

Je pense qu'on a tous un peu de ses réflexions en nous mais qu'on n'ose pas se les poser de peur de sortir de son confort. J'ai nommé cela "l'angoisse du projet de vie". L'angoisse du projet de vie se décline sous deux angles selon moi. D'une part, nous pouvons avoir la pression d'avoir choisi la bonne voie, se questionner si on a accompli tout ce qu'il faut dans une vie pour ne pas regretter à la "fin" et de l'autre part, ça peut être d'avoir choisi un projet de vie différent et être stigmatisé du fait de ne pas répondre aux attentes régies par des normes sociales, familiales ou culturelles.

Seulement, l'angoisse du projet de vie apparaît quand on réfléchit trop. Le terme anglophone "overthinking" signifie bien tout cela. L'overthinking en gros, c'est penser trop ou penser trop longtemps. Le voyage m'a permis d'apprendre à lâcher la conscience pour juste profiter de l'instant présent. Il m'a permis de lâcher la phase de contrôle pour laisser place à l'aventure. Plus vous vous mettrez à réfléchir, plus vous douterez et en bon cercle vicieux, vous aurez un esprit négatif et orienté vers l'échec. De ce fait, plus l'esprit et la réflexion s'en mêlent, moins la spontanéité a de place. Ainsi, le voyage m'a permis d'appréhender les événements "négatifs" comme des expériences et non plus comme des échecs.

Prendre soin de soi, se contenter d'être là à ce moment précis, cesser de se remettre en question et se féliciter de tout le chemin parcouru. En fin de compte, toute la vie est un long chemin parcouru, un long voyage avec des hauts et des bas. Aller à sa propre rencontre, se trouver et s'aimer comme on est, je pense que c'est ça la clé. Laisser place à l'imprévu pour permettre l'ouverture d'esprit et l'accueil.

Enfin, pour en revenir à ce que je disais au début, la seule personne qui compte, c'est vous-même. Le genre de discours (penser à soi, vivre dans l'instant présent) peut paraître bateau mais lorsqu'on en a conscience, ça permet de relativiser. J'ai réalisé naïvement qu'il n'y a pas besoin de partir bien loin pour voyager. Parfois, faire un voyage au coeur de soi permet d'accomplir le plus grand chemin. Personnellement, c'est en découvrant de nouvelles choses, que j'ai commencé à me connaître. Donc, si l'envie de partir vous titille, ne réfléchissez plus, faites le !


AB

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